MAIS POURQUOI TANT DE PEINE...???
Après quelques jours de folie, la musique s’arrête... Dans la naissance de ce silence, on n'entend plus que les voix des âmes qui voulaient vivre les derniers instants de cette ex nouvelle édition... la 37ème.
Ils prennent la respiration pour essayer d’enregistrer, dans leur mémoire olfactive, les particules de cette vapeur qui plane en ces lieux...
En rentrant dans leurs chaumières leurs jambes tremblent encore au rythme du parterre qui maintenant a retrouvé sa vibration habituelle, douce et reposante... Ils se remémorent les bons moments, les nouvelles rencontres... Vais-je le, la revoir ??? Aurais-je l’occasion de le, la reserrer dans mes bras, de ressentir à nouveau l’ondulation de son corps pendant ce slow torride ???
… Tout doucement... la terre se referme, avalant les monstres qui, ma foi, n’ont plus d’endroit où se réfugier si ce n’est qu’au plus profond de la terre...
La Planta Sion va muer et perdre ses protubérances artificielles qui ont abrités, durant toute cette belle histoire, tant de joyeux drilles. Ceux-ci mêmes qui avaient oublié les contrariétés quotidiennes et décidé de surfer sur la vague de l’insouscience pour un court instant... Juste un court instant...
Le rythme cardiaque de la ville chute... La ville s’endort pour une période qui semble interminable à tous les carnavaleux.
Mais rien n’est perdu, enfin... presque rien... Ceux qui ont abandonné, sans intention volontaire, quelques objets peuvent encore espérer les retrouver en se rendant au poste de police...
Mais rien n’est perdu, disais-je... Car les membres du comité de votre carnaval de Sion ont, aujourd’hui, gagné une expérience supplémentaire afin de remettre le travail sur le métier pour élaborer la prochaine édition.
Mais en attendant, nous disons merci à toutes les personnes actives qui ont contribué à la réussite de celle-ci. Et les personnes actives sont toutes celles qui ont foulé la Panta Sion et ses alentours, car sans vous, rien ne serait possible...
Sans les spectateurs, le carrousel ne tournerait pas à travers la ville, les guggen n’auraient aucune raison de parader dans les rues...
Les bars seraient ridicules, debout devant personne... La bière en perdrait sa mousse et la Suze sa couleur...
Ô ma Suze... Comme tu ne vas pas me manquer... Mon foie, ma foi, cette fois va pouvoir se reposer...
A bientôt et VIVE LE CARNAVAL !!!
Christian Pannatier